Les recherches sur la composition assistée par ordinateur remontent à 1955, et débouchèrent en 1956 sur le fameux quatuor à corde dit « Illiac Suite », élaboré par Lejaren A. Hiller et Léonard M. Isaacson à l'université de l'Illinois.
Les postulats de base des travaux d'Hiller et Isaacson s'élaborèrent dans la mouvance des théories cybernétiques qui accordaient une grande confiance aux pouvoirs du calcul (intelligence artificielle). Ces auteurs élaborèrent un modèle mathématique d'analyse - construction musicale qui, en adaptant deux traités de contrepoint (en l'occurrence le traité de 1725 de Johann Joseph Fux, Gradus ad Parnassum, et celui de Palestrina) servait de base à une reconstruction. Hiller était un scientifique, un chimiste, et pour lui la décomposition devait permettre la re-composition. Formaliser certaines règles d'écriture et rentrer dans l'ordinateur des schémas compositionnels classiques suffirait à traduire les côtés émotionnels ou passionnels de la musique par des jeux de règles et d'interdits. Pour préserver un certain degré d'expression artistique, le programme simulait l'aspect auto-organisé en introduisant quelques aspects des théories sur la formalisation du hasard (des chaînes de Markov - formulation des processus stochastiques et une méthode aléatoire de tirage des nombres dite de « Monte-Carlo »), très en vogue, elles aussi. Ce qui a fait dire à Hiller que « la musique est un compromis entre la monotonie et le chaos », mais sans jamais se poser le problème de savoir qui effectuait ce compromis.
Le poids des logiciels
Les logiciels se développent aussi rapidement que les technologies de l'information, donnant naissance, à la fin des années 1990, à un outil indispensable dans la création phonographique (surtout depuis l'arrivée du support numérique, comme le disque compact).
En voici une liste non-exhaustive :
1. Séquenceur
Définition :
Un séquenceur est l'équivalent d'un
magnétophone multipiste avec les avantages qu'apporte
l'informatique. Pour les néophytes, un multipiste permet
d'enregistrer chaque partie d'une chanson sur des pistes
différentes. Ainsi le chant, la basse, la batterie, etc. ont
chacun leur propre piste. L'intérêt est de pouvoir
ensuite traiter indépendament chaque partie pour finalement
mixer l'ensemble.
Le séquenceur permet donc d'enregistrer, d'éditer, de
mixer, etc. vos projets audio. Aujourd'hui il permet de faire bien
plus que cela (vidéo...) mais c'est la base à
savoir.
Quel séquenceur adopté ?
Le séquenceur "parfait" n'existe pas, il est
différent pour chaque personne en fonction des besoins. Une
personne n'enregistrant que des instruments acoustiques n'optera
pas forcément pour le même séquenceur qu'une
personne qui ne fait que de la musique électronique en midi.
Il est donc important de définir ses besoins avant d'acheter
le séquenceur le plus "connu".
*** GENERALISTES
***
> Steinberg Cubase
Certainement le plus célèbre des séquenceurs
il est aussi l'un des plus vieux ayant fait ses premiers pas sous
Atari !! Cubase est un séquenceur audio/midi très
complet et très utilisé par les professionnels comme
le grand public. Il existe d'ailleurs en version 'light' pour les
moins fortunés. Son grand frère, Nuendo, utilise la
même base logicielle mais en ajoutant des options plus
poussées au niveau du mixage multicanal, du montage
vidéo, etc.
Steinberg Cubase
> Cakewalk Sonar
Cakewalk frappe fort en sortant Sonar, le concurrent direct de
Cubase. Selon ses utilisateurs, le logiciel est suffisament complet
et stable pour tenir tête au ténor du marché
qu'est Cubase.
Cakewalk Sonar
> Magix Samplitude
Samplitude est moins connu du grand public. Il est pourtant
très apprécié dans le monde professionnel
ayant l'image d'un séquenceur audio très performant,
très complet, très robuste, en un mot très pro
! Il est très utilisé en mixage final et mastering.
Depuis peu Samplitude intègre le midi afin de venir
concurrencer Cubase et Sonar et mêm si aujourd'hui il n'est
pas à la hauteur de ces deux derniers à ce niveau,
Samplitude a tous les atouts pour se créer une place en or
auprès du home-studiste.
Samplitude
> Apple Logic Audio
Développé à l'origine par eMagic puis
racheté par la société Apple, Logic
était le concurrent le plus proche de Cubase...
jusqu'à ce que Apple en prenne possession et ne le
développe plus que sur ses plateformes. Il n'en reste pas
moins un des séquenceurs les plus utilisés et qui a
fait de nombreux adeptes. La dernière version PC est la 5.5
et nombreux sont ceux qui l'utilisent encore malgré
l'absence de mise à jour et de support.
Apple
> Digidesign Pro Tools
ProTools est LE séquenceur audio professionnel. Tous les
studios le possède et il est rapidement devenu LA
référence sur le marché. ProTools ne
fonctionne qu'avec le matériel construit par Digidesign (et
depuis peu M-Audio, racheté par la maison). Il existe des
solutions abordables avec des versions allégées de
ProTools comme la MBox (interface audio livré avec ProTools
LE).
Digidesign
>
Kristal
audio
(gratuit)
*** ORIENTES LOOP
ET MUSIQUE ELECTRONIQUE ***
> Ableton Live
Live recueille de plus en plus d'adepte car il a su apporter une
véritable nouveauté dans son approche face à
la concurrence. C'est en effet le premier logiciel à
véritablement mélanger les fonctions d'un
séquenceur de base avec l'approche des soundtrackers comme
on pouvait les voir à la bonne époque des Atari et
Amiga. Ainsi il propose une véritable gestion intuitive des
boucles audio et midi lui donnant une véritable vocation
d'accompagnateur de jam ! Il n'en reste pas moins capable des
fonctions les plus basiques de ses confrères.
Ableton
>
Flstudio
> Properllerheads Reason
Reason n'est pas un séquenceur à proprement
parlé. C'est un logiciel extrêmement complet
orienté musique electronique. Il se présente sous la
forme de racks empilés proposant séquenceur, effets,
boite à rythme, expandeur, etc. Son interface est
particulièrement soignée et il est rapidement devenu
une référence dans son domaine avec une
communauté très active.
Properllerheads reason
2. Editeur Audio
Définition:
Comme son nom l'indique, l'éditeur audio va vous donne
accès au fonctions basiques d'édition d'un fichier
son : couper, coller, dupliquer, etc.
Selon les logiciels, l'éditeur audio va également
vous permettre de pousser un peu plus loin la retouche d'un fichier
son : normaliser, compresser, fade in/out, etc.
De plus en plus, ils sont compatibles avec les protocoles VST/DX ce
qui vous permet d'utiliser des plugins externes.
SoundForge
Wavelab
Audacity
Cool Edit Pro
Carte son
Définition :
La carte son est le moteur de votre home-studio. Ce sera
l'interface matériel qui fera la liaison entre votre PC, vos
instruments, vos enceintes. La différence avec une carte son
dite "multimédia" est que les drivers ont été
développés afin de réduire la latence audio
via le protocole ASIO entre autre. Pour plus d'information sur la
latence et l'ASIO, reportez-vous au topic unique sur les drivers
ASIO.
Il existe différents types de carte son dédiée
à la MAO. Classons les ainsi :
- Carte son interne : cette carte est au format PCI (ou
PCMCIA)
- Interne + rack : cette carte propose, en plus de sa carte PCI, un
rack de connection externe
- Externe : cette carte est au format USB, USB2 ou Firewire
Le marché des cartes son MAO étant très vaste,
nous ne donnerons ici que des exemples de cartes ayant fait leur
preuve auprès des musiciens.
Comment bien choisir sa carte son ?
Chaque personne a des besoins différents et il est donc
impossible de désigner LA carte son convenant à tout
le monde. Il faut cependant porter attention à de nombreuses
choses lors du choix de la carte son :
Le format
- PCI/PCMCIA : il s'agit d'une simple carte à insérer
dans un slot PCI (ou PCMCIA pour les portables). La connectique est
directement intégrée à la carte.
- PCI/PCMCIA + rack : Dans ce cas là, la connectique est
séparée de la carte PCI/PCMCIA sous forme de rack
externe (ou interne mais ça se fait de moins en moins). Cela
évite les interférences mais ça permet
évidemment plus de possibilité et un meilleur
agencement du studio.
- Externe : Au format USB, USB2 ou Firewire, les cartes externes
sont de plus en plus nombreuses. Ce format permet en effet une
total mobilité.
La connectique
Analyser vos besoins en terme de connectique :
- analogique/numérique
- format : jack, RCA, Toslink, etc.
- nombre d'entrées et sorties
Les convertisseurs audio
- Convertisseur A/N : ce sont les convertisseurs qui vont
transformer votre son analogique en données
numériques. Par exemple si vous branchez une guitare dans
votre carte son, le son est analogique. Pour qu’il soit lu
par votre ordinateur il faut le transformer en données
numériques. La conversion sera évidemment plus ou
moins bonne en fonction de votre carte son et de ses
convertisseurs.
- Convertisseur N/A : vous vous en doutez, ça fait le
travail inverse. Lorsque vous lisez votre musique sur ordinateur,
elle est au format numérique. Pour la faire passer dans vos
enceintes il faut que le signal soit converti en analogique.
Les drivers
Ce point est très important car des drivers
dépendront les performances de votre carte dans votre
séquenceur. La norme actuel est l’ASIO et je vous
invite à visitez ce topic pour en savoir plus :
drivers
Le midi
midi
1. Carte son interne
La carte son interne présente plusieurs avantages. Tout
d'abord, du fait de son architecture PCI (ou PCMCIA) qui a fait ses
preuves, les cartes sont souvent plus performante que leur
homologue au format USB ou Firewire même si aujourd'hui il
devient plus difficile de le prouver. Le second avantage est
évidemment financier car à la place d'un rack vous
aurez directement la connectique sur la carte (donc à
l'arrière de votre boitier) ou alors via des rallonges et
autres connecteurs en câble.
L'inconvénient d'une telle solution est évidemment le
côté nomade inexistant. Si un jour vous décidez
de prendre votre ordinateur portable pour enregistrer votre groupe
en répète alors impossible de tirer profit de votre
carte PCI. De même, les rack permettent d'isoler la
connectique en dehors de votre boitier ce qui a pour effet de
réduire les effets de parasitages... et n'oublions pas que
c'est bien plus pratique !
Voici quelques cartes que j'ai selectionné pour leur rapport
qualité/prix ainsi que leur réputation :
M-AUDIO DELTA
AUDIOPHILE 24/96
EMU 0404
ECHO MIA MIDI
EGO SYSTEM JULI@
2. Carte son interne +
rack
La différence avec la solution décrite au-dessus est
que toute la connectique est exterieure et réunie dans un
boitier mobile. Ainsi vous évitez les parasites et vous
pouvez agencer votre câblage plus aisément. L'audio
reste tout de même géré par la carte PCI (ou
PCMCIA).
Un exemple de produit utilisant ce format :
ECHO GINA 3G
M-AUDIO DELTA 1010
RME MULTIFACE
3. Carte son externe
Depuis peu de temps les cartes sont de plus en plus "nomade". Avec
l'arrivé des ports rapides USB2 et Firewire, les cartes sont
ont trouvé un protocole suffisament véloce pour
externaliser la carte audio. Ainsi l'interface audio devient un
périphérique à part entière.
Quelques cartes au format USB(2) et Firewire :
M-AUDIO FIREWIRE
410
PRESONUS FIREBOX
EDIROL FA66
MOTU 828 MK2
RME FIREFACE 800
Home-Studio
Cette troisème partie vous présente les outils
standards que l'on retrouve généralement dans un
home-studio en dehors de l'ordinateur, de la carte son et des
logiciels. Ce n'est évidemment pas exhaustif et encore une
fois, ça dépend du besoin de chacun.
Clavier et controleur midi
Le clavier midi devient vite un outil incontournable dans tout
home-studio qui se respecte. Contrairement à un
synthé dont il reprend l'aspet, le clavier maitre midi ne
contient pas de "son" à proprement parler. Il ne s'agit en
effet que d'un clavier utilisant le protocole midi pour envoyer des
instructions à votre ordinateur ou autre
périphérique midi.
Dans son utlisation basique, le clavier midi vous servira à
jouer et piloter vos instruments virtuels.
Tentons de faire une explication simple du midi pour les personnes
qui découvre ce protocole.
Lorsque vous appuyez sur une touche de votre clavier, celui-ci
transmet les instructions (telle note jouée, avec telle
force, etc) à votre périphériphe (ici
l'ordinateur). Ainsi l'instrument virtuel qui reçoit le
signal va pouvoir aller "chercher" le son correspond à ces
instructions pour finalement l'émettre.
Le midi ne sert pas qu'à cela, c'est un language universel
de communication entre périphérique audio.
Comment choisir son clavier midi ?
le toucher
Chaque clavier a son propre "toucher" qui va du "léger"
(type synthé) au "lourd" (type piano).
Quel toucher prendre ? Tout dépend de votre style de jeu. Un
clavier à toucher léger à l'avantage d'avoir
un retour de touche (le temps que la touche remonte à sa
position initiale) beaucoup plus rapide se prêtant mieux
à un style de jeu "rythmique". Il est ainsi
préféré pour jouer des instruments au
sonorité électro. Le toucher lourd se rapproche de
celui d'un piano acoustique. Les touches présentent plus de
résistance à l'appui et remonte plus lentement
permettant un jeu plus expressif. Ce toucher est bien adapté
pour jouer un instrument de type piano acoustique évidemment
(il existe d'ailleurs des claviers avec un toucher "marteau"
censé apporter les mêmes sensation d'un
véritable piano). Enfin sachez qu'entre les deux, il existe
des claviers au toucher "semi-lesté" qui est un bon
équilibre entre les deux. Ces claviers sont également
appréciés pour jouer des instruments de type clavier
électrique (Fender Rhodes, orgue Hammond, Wurlitzer,
Clavinet, etc.).
Notez que les synthés ont généralement une
sortie midi et peuvent donc faire office de clavier maitre.
la vélocité
Prenez soin de prendre un clavier qui répond à la
vélocité. La vélocité est la vitesse
avec laquelle vous frappez la touche. Elle s'exprime entre 1 et
127. Un clavier qui ne répond pas à la
vélocité enverra toujours la même valeur
quelque soit la force avec laquelle vous appuyez.
aftertouch
nombre de touche
controleur
Enceintes de monitoring
Les enceintes de monitoring se distinguent des enceintes
multimédia ou hifi de par le fait qu'elle cherche avant tout
à être neutre et précise. En effet, il faut
savoir que les systèmes hifi ou multimédia ont pour
objectif de flatter vos oreilles ! Les constructeurs règles
leurs enceintes afin que le son qui en sort soit le plus
agréable possible et de ce fait, peuvent apporter des
correction au son s'ils le jugent avantageux (bass reflex,
accentuation des medium, etc.). Le problème est que si vous
mixer sur ce type d'enceinte, lorsque vous écouterez votre
mix sur un autre système d'écoute (poste autoradio,
chaine hifi, baladeur mp3, etc), le son sera complètement
différent et peut être une très mauvaise
surprise !
On en vient donc à l'intérêt d'utiliser des
enceintes de monitoring. Ainsi ces systèmes d'écoute
sont conçu pour :
- avoir une réponse la plus neutre (plate) possible afin de
préparer le mix à tous les systèmes
d'écoute.
- avoir une réponse précise et
détaillée afin de pouvoir travailler les moindres
détails (la queue d'une reverbe par exemple)
- avoir une large plage de fréquence afin de pouvoir
travailler toutes les fréquences du mix
- ne pas être fatiguante car il s'agit avant tout d'un outil
de travail sur lequel on peut passer des heures.
Expandeur/Sampleur
Préampli/DI
Micro (Dynamique, Statique)